Le site du projet Erasmus+ SEEDS for Culture est en ligne depuis le 22 septembre 2026. Il est publié en six langues : anglais, français, espagnol, néerlandais, danois et finnois. Il sert sept partenaires répartis dans cinq pays, et il compte 108 pages et 90 articles dès l’ouverture. ADTG l’a conçu et le fera évoluer pour le GIP ViaPro, coordinateur du projet, dans le cadre d’un marché de trois ans. La traduction est automatisée. La justesse, elle, reste une affaire humaine.
Le projet : faire de la culture un levier d’inclusion à l’école
SEEDS for Culture est un partenariat Erasmus+ (action KA2) qui court de 2025 à 2028. Il veut faire de l’éducation artistique et culturelle un levier d’inclusion et d’innovation pédagogique, en priorité dans les territoires où l’accès à la culture reste limité.
Autour du GIP ViaPro, on trouve :
- la Région Académique Hauts-de-France ;
- Amiens Métropole ;
- la Fundación Thyssen-Bornemisza ;
- Art Basics for Children ;
- UCL Erhvervsakademi (HistorieLab) ;
- la Ville de Seinäjoki.
Le projet prévoit quatre productions : un module de formation continue, un guide multilingue de bonnes pratiques, un Livre vert et un séminaire européen.
Le site doit donc parler à un rectorat, à une fondation muséale, à des collectivités, à une école danoise et à une ville finlandaise, chacun dans sa langue. C’est un exercice de lisibilité avant d’être un exercice de design.
Six langues, c’est un seul site à tenir six fois juste
Un site en six langues n’est pas un site traduit six fois. C’est un seul site dont chaque modification doit se propager proprement dans toutes les versions.
Sur SEEDS for Culture, chaque langue compte 18 pages : l’accueil, le projet, le calendrier, quatre pages consacrées aux Work Packages, un index des partenaires et sept fiches, le contact et les pages légales. Chaque langue compte aussi 15 articles, dont 12 alimentent une frise chronologique du projet.
Une faute repérée en français existe peut-être en finnois. Un intitulé corrigé en anglais doit l’être partout. À cette échelle, corriger à la main page par page n’est plus une méthode, c’est un risque.
La traduction automatique fait l’essentiel du chemin, pas tout
Nous avons fait traduire le site automatiquement. Pour éviter les contresens, nous avons fixé un glossaire. Le terme « Work Package », qui désigne les chantiers du projet dans tous les documents européens, ne devait jamais être traduit.
Le glossaire a tenu, sauf en finnois. Le finnois décline ses noms : un même mot change de forme selon sa fonction dans la phrase. Le glossaire protégeait la forme de base, pas ses déclinaisons. Ces formes ont été repérées et corrigées une par une.
Le danois a posé un autre problème : il avait été généré avant la correction du glossaire. Il a fallu le reprendre entièrement à la main.
Voilà la leçon que nous en tirons. L’IA traduit vite et bien, mais elle ne sait pas ce qu’elle ne sait pas. Quelqu’un doit connaître les pièges de chaque langue et vérifier que la règle s’applique vraiment partout.
Corriger six langues sans rouvrir 108 pages une à une
Pour tenir ce niveau d’exigence, nous avons relié notre IA directement au contenu du site. Elle lit les pages dans les six langues, repère une même erreur partout où elle se trouve et la corrige en une seule opération. Le site est ensuite actualisé pour que la correction apparaisse immédiatement en ligne.
Ce qui prenait des heures de clics dans six interfaces se règle en une intervention contrôlée. Chaque intervention est précédée d’une sauvegarde, pour pouvoir revenir en arrière. C’est notre façon de travailler, résumée en trois temps : l’humain pilote, l’IA accélère, le système avance.
Une maquette d’abord, un modèle pour chaque famille de pages
Avant de construire quoi que ce soit dans WordPress, chaque type de page a été dessiné en maquette puis validé. Une fois validée, la maquette devient un modèle réutilisable :
- une fiche partenaire, déclinée sept fois ;
- une page Work Package, déclinée quatre fois ;
- une fiche événement ;
- les pages d’index.
Tout le design repose sur un vocabulaire commun : des couleurs, des espacements et des composants nommés une fois et réutilisés partout. Une retouche de style se fait à un seul endroit.
Les animations d’apparition au défilement respectent le réglage des visiteurs qui ont demandé à leur système de limiter les mouvements. Le site intègre aussi un outil d’accessibilité et une bannière de consentement aux cookies. Les polices sont hébergées sur le serveur du site lui-même, sans appel à un service extérieur.
Une identité qui pousse d’une même graine
La palette associe un vert, un magenta, un indigo et une encre profonde. Le logo montre une pousse à deux tiges, l’une verte, l’autre magenta, qui partent d’une même racine.
Notre lecture, en tant qu’agence : deux mondes, l’éducation et la culture, qui grandissent à partir d’une même graine. Le nom du projet, SEEDS (« graines »), donnait le fil. La frise chronologique le prolonge : elle montre un projet qui se déploie dans le temps, étape par étape.
Un site mis en ligne le 22 septembre, pas terminé le 22 septembre
Nous n’avons pas de chiffres de fréquentation à vous montrer : le site vient d’ouvrir. Ce que nous pouvons décrire, c’est la façon dont il va grandir, puisque notre accompagnement court sur toute la durée du projet, jusqu’en 2028.
Les partenaires publient eux-mêmes. Chacune des sept organisations peut publier ses articles sur le site. Ces articles sont traduits automatiquement dans les autres langues, sous supervision humaine : c’est la leçon du finnois appliquée au quotidien. Le site s’enrichit ainsi au rythme du projet, avec des contenus venus du terrain, en Espagne, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France.
Les prochaines pages sont prêtes. Les pages consacrées aux productions du projet et aux événements sont maquettées. Elles s’ajouteront quand leur contenu sera prêt.
L’optimisation se fait en continu. Structure, contenus et visibilité seront ajustés au fil des mois, à mesure que les usages réels apparaîtront.
Ce cas sera complété dès qu’il y aura de quoi mesurer.
Ce qu’une PME qui travaille à l’international peut en retenir
Vous n’avez pas sept partenaires européens, mais peut-être des clients en Belgique ou un catalogue à proposer en anglais. Trois enseignements valent pour vous.
La traduction automatique est un bon point de départ, à condition de fixer dès le début les termes à ne jamais traduire : vos noms de produits, vos marques, votre vocabulaire métier. Ensuite, chaque langue a ses pièges, et quelqu’un doit les connaître. Enfin, un site multilingue se pense comme un système : un modèle par type de page et des corrections qui se propagent partout, faute de quoi chaque évolution coûte six fois plus cher.
C’est ce que nous faisons en création de site WordPress, puis dans la durée avec la maintenance et l’évolution de votre site. Pour d’autres projets menés par ADTG, consultez nos réalisations.
Questions fréquentes
La traduction automatique suffit-elle pour un site multilingue ?
Non, pas seule. Elle produit une base solide et rapide, mais elle peut rater une déclinaison, un terme technique ou un nom propre. Sur SEEDS for Culture, un glossaire imposé et des vérifications langue par langue ont été nécessaires, notamment en finnois et en danois.
Les partenaires du projet peuvent-ils publier sans passer par l’agence ?
Oui. Chaque partenaire peut publier ses articles, qui sont ensuite traduits automatiquement dans les autres langues du site, sous supervision humaine.
Combien de temps dure l’accompagnement d’un site comme celui-ci ?
Pour SEEDS for Culture, le marché court sur trois ans, la durée du projet européen. Le site est optimisé et enrichi pendant toute cette période, et pas seulement livré.
Mon site d’entreprise peut-il passer en plusieurs langues ?
Oui, qu’il soit neuf ou existant. La question à se poser d’abord n’est pas technique : quelles langues, pour quels clients, et qui validera les traductions ?
Un projet de site en plusieurs langues ? Parlons-en.