Douze jours, du 15 au 26 octobre 2026. C’est le temps qu’il nous a fallu pour remettre à niveau timbertech.fr, le site français de la marque de terrasses composites TimberTech. Sans repartir d’une page blanche.
Le réflexe, devant un site qui a vieilli, c’est de tout refaire. Nous avons fait l’inverse : alléger ce qui pesait, ranger ce qui traînait, et remettre le site au diapason de la marque mondiale. Ce qui suit raconte ce qu’on a trouvé sous le capot, ce qu’on a décidé, et pourquoi la même démarche vaut pour le site d’une PME.
Un site national sous une marque mondiale
TimberTech fabrique des lames de terrasse en composite et en polymère. La marque est américaine et appartient depuis juillet 2025 au groupe James Hardie (communiqué du groupe, 1er juillet 2025). En Europe, elle s’appuie sur un réseau de sites par pays, dont timbertech.fr pour la France.
Un site national a deux maîtres. Il doit parler à des particuliers, des poseurs et des architectes français, et rester fidèle à une marque qui se décide ailleurs, en anglais. Il hérite des produits, des photos et des mots de la maison mère. Il hérite aussi, année après année, de tout ce qu’on lui a greffé localement.
Ce qui freinait timbertech.fr
Le site ne manquait pas d’allure. Il manquait d’ordre, et il portait trop de poids.
Des couches accumulées. Une vingtaine d’extensions avaient été installées puis retirées au fil des années, en laissant leurs traces dans la base de données. D’autres tournaient encore, parfois en double. L’une d’elles chargeait sur chaque page un fichier de styles de 736 Ko, qu’il serve ou non.
Une présentation sans règle commune. 31 styles de texte différents, des boutons de toutes les formes, des titres qui ne suivaient pas la même hiérarchie d’une page à l’autre.
Des mots décalés. Le site parlait encore d’« Advanced PVC » quand la marque dit « Advanced Polymer ». Il présentait aussi des produits que TimberTech ne vend pas en France, comme les garde-corps ou le bardage.
Plusieurs pages pour une même question. Quand deux pages se disputent la même recherche, c’est Google qui choisit laquelle montrer. Pas toujours la bonne.
Alléger plutôt que reconstruire
Le problème n’était pas le site lui-même, c’était ce qui s’était empilé dessus. Tout reconstruire aurait demandé des semaines et remis en jeu le référencement acquis. Nous avons préféré vider les placards.
| Ce qu’on a mesuré | Avant | Après |
|---|---|---|
| Poids de la base de données | 101 Mo | 52,8 Mo |
| Tables de la base | 147 | 101 |
| Extensions désactivées | — | 7 |
| Styles de texte | 31 | 16 |
| Styles de bouton | plusieurs | 1, appliqué à 168 boutons |
La base de données a perdu près de la moitié de son poids. Sans régime miracle : on a simplement retiré les restes des extensions parties depuis longtemps. Les sept extensions désactivées faisaient doublon ou coûtaient trop cher pour ce qu’elles apportaient, dont celle qui chargeait ses 736 Ko de styles partout.
L’en-tête et ses cinq grands menus ont été reconstruits avec les fonctions d’origine du constructeur de pages, comme 41 blocs de contenu qui dépendaient d’une extension tierce. Moins de pièces rapportées, c’est moins de pannes le jour d’une mise à jour. Une police chargée depuis un serveur extérieur a aussi disparu, sans le moindre changement visible.
Côté lecture, la hiérarchie des titres est désormais la même sur 57 pages et 19 gabarits, et le texte courant passe à 17 pixels. Sur les boutons, 77 libellés ont été raccourcis et les liens erronés corrigés. Le visiteur ne verra rien de tout ça. Il trouvera juste le site plus simple à lire.
Remettre le site français au diapason de la marque
Un site national n’a pas à réinventer la marque. Il doit la traduire, au sens large : les mots, les images, les produits réellement vendus dans le pays.
Une page d’accueil à jour
Nouvelle vidéo, photos 2026 et une nouvelle accroche : « La beauté du bois, sans l’entretien ». Les pages de gamme ont reçu le même traitement, avec des en-têtes 2026 et un fond vidéo. Au passage, les éléments qui débordaient de l’écran sur mobile ont été corrigés.
Les mots de la marque, partout
« Advanced Polymer » remplace « Advanced PVC » sur tout le site. Et les produits que TimberTech ne vend pas en France ne sont plus présentés. Un visiteur qui tombe amoureux d’un garde-corps qu’il ne pourra pas acheter, c’est un contact perdu, et un peu de confiance avec.
Des fiches produits plus utiles
Les huit gabarits de fiches de lames ont été modernisés : un tableau comparatif, des questions fréquentes, un fil d’Ariane et des badges de caractéristiques en français.
De nouveaux contenus
- Une galerie d’inspiration développée sur mesure : 41 réalisations, filtrables par produit, par couleur et par caractéristique.
- Une section Architectes, reliée au menu et au pied de page.
- Un blog aligné sur le site européen : 19 articles, dont 7 actualités traduites.
Une page par recherche, lisible par Google et par les IA
Chaque recherche importante a maintenant une seule page qui y répond. Une pour la terrasse en polymère, une pour le choix entre bois et composite, une pour l’enrobage des lames, une pour les matériaux recyclés. Chacune a un titre, un intitulé principal et une description revus, et des liens vers les fiches produits concernées.
Le reste relève de l’hygiène, celle qu’on n’aperçoit que quand elle manque :
- 601 images affichées ont une description en français, utile aux lecteurs d’écran comme aux moteurs. Aucune n’est vide.
- 7 anciennes adresses qui menaient à une page d’erreur renvoient désormais vers la bonne page.
- Les informations techniques lues par les moteurs ont été nettoyées : plus de prix à 0 € sur les produits, la marque est déclarée, les articles sont signés par l’entreprise.
- Les nouvelles fiches sont signalées automatiquement aux moteurs qui acceptent ce signal, Bing notamment. 32 adresses l’ont déjà été.
Soyons clairs : ce rangement ne garantit à personne d’être cité par ChatGPT ou par les résumés IA de Google. Il évite au moins de leur servir deux réponses contradictoires. Nous suivons maintenant l’effet de ces changements avec TimberTech. Ces résultats lui appartiennent, ils ne seront pas publiés ici.
Et le site de votre PME ?
Votre site n’est pas celui d’une marque mondiale. Mais il a probablement les mêmes couches : une extension installée pour un besoin qui n’existe plus, trois styles de bouton, une gamme arrêtée encore en ligne, deux pages qui répondent à la même question.
Avant de parler refonte, faites l’inventaire. Ce qui pèse, ce qui fait doublon, ce qui ne correspond plus à ce que vous vendez. Souvent, le site n’a pas besoin d’être neuf. Il a besoin d’être rangé. Et quand la refonte se justifie vraiment, on vous le dira aussi : c’est tout le sujet de notre article quand refaire son site internet. C’est ce que nous faisons en remise à niveau ou refonte d’un site WordPress.
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