Faire écrire l’IA dans votre style : la méthode expliquée au 20H de TF1

Le 3 janvier 2026, le journal de 20 heures de TF1 consacre un sujet à la rédaction assistée par intelligence artificielle. La question posée est celle que les dirigeants de PME nous posent depuis trois ans : peut-on faire écrire une IA sans que ça se voie ?

Le format télévisé impose une réponse en une minute. La voici en entier, avec la méthode que nous appliquons réellement, chez tous nos clients, avant d’écrire la moindre ligne.

Arnaud Debrincat, dirigeant d'ADTG Studio, interviewé au journal de 20H de TF1 le 3 janvier 2026
Journal de 20H, TF1 — 3 janvier 2026. © TF1.

Vous préférez la version vidéo ? J’y reprends la même méthode en quatre minutes, avec les six marqueurs de style détaillés.

La méthode d’empreinte de style expliquée en vidéo — ADTG Studio.

La réponse courte : non si on lui demande d’écrire, oui si on lui apprend à qui elle a affaire

Cette phrase résume trois ans de pratique. La plupart des entreprises qui se plaignent du résultat font toutes la même chose : elles ouvrent un outil, elles décrivent le sujet, elles récupèrent un texte. Le problème n’est pas dans l’outil. Il est dans l’ordre des opérations.

Une intelligence artificielle générative ne connaît pas votre entreprise. Par défaut, elle écrit la moyenne de ce qui existe sur votre sujet. C’est exactement ce qu’il ne faut pas publier.

Pourquoi un texte généré se repère (et ce n’est pas une question de qualité)

Prenez trois pages de services générées sans cadrage, sur trois secteurs différents. Elles se ressemblent. Même architecture, même triade d’arguments, même façon de dire les choses sans jamais rien affirmer vraiment. Aucune n’est mauvaise. Aucune n’est mémorable.

Le défaut n’est pas la médiocrité, c’est le lissage. Votre entreprise, elle, ressemble à quelqu’un. Elle a une façon de parler à ses clients, des expressions qui reviennent dans tous vos devis, des positions que vous assumez et d’autres que vous refusez de prendre. C’est ce qui vous distingue de votre concurrent à trois kilomètres. Et c’est précisément ce que la machine efface quand personne ne le lui a décrit.

Nous avons développé ce point dans notre article sur la communication de marque à l’ère de l’IA : l’outil ne remplace jamais le cadrage.

L’empreinte de style : ce que nous relevons avant d’écrire une seule ligne

La première chose que nous faisons chez un nouveau client n’est pas de rédiger. C’est de lire. Nous rassemblons ce qu’il a déjà écrit — anciennes pages, devis, mails commerciaux, publications, réponses aux avis clients — et nous en extrayons une empreinte.

Cette empreinte n’a rien d’abstrait. Ce sont des règles écrites noir sur blanc, sur six axes :

L’adresse

Vous ou tu ? Nous ou je ? Une entreprise qui dit « je » ne raconte pas la même histoire qu’une entreprise qui dit « nous ». Ce choix se tient sur l’ensemble du site, sans exception.

Le rythme

Longueur moyenne des phrases, tolérance aux phrases nominales, usage du deux-points. Un artisan qui écrit court ne doit pas se retrouver avec des périodes de quarante mots.

Le lexique imposé

Les mots que l’entreprise emploie systématiquement : le nom exact de ses prestations, son vocabulaire métier, les termes que ses clients utilisent au téléphone.

Le lexique interdit

Le plus utile des six. La liste des mots que le dirigeant n’écrirait jamais : le jargon qu’il déteste, les superlatifs qu’il juge malhonnêtes, les anglicismes qui ne parlent pas à sa clientèle.

L’ordre de l’argumentation

Commence-t-il par le contexte ou par la conclusion ? Certaines entreprises posent le problème avant la solution, d’autres annoncent le résultat en première ligne. Les deux fonctionnent. Mélanger les deux ne fonctionne pas.

Le rapport au désaccord

Est-ce que cette entreprise assume de dire non à un client dans un mail ? De déconseiller une prestation qu’elle vend ? C’est le marqueur de style le plus difficile à imiter, et le plus reconnaissable.

Ce document devient la contrainte permanente de tout ce qui sera rédigé ensuite. C’est le livrable le plus important du projet, avant même le texte.

La relecture humaine n’est pas une option

Aucun texte issu de cette chaîne n’est publié tel quel. Il passe entre les mains d’un rédacteur qui coupe ce qui est creux, remet du concret là où la machine est restée vague, et vérifie chaque affirmation factuelle.

C’est ce point que nous refusons de négocier, parce que c’est exactement ce qui sépare un livrable d’un brouillon. Une IA non supervisée produit du contenu plausible. Le plausible n’engage personne et ne convainc personne.

Ce que vous y gagnez concrètement

Le gain le plus immédiat est du temps. Un dirigeant qui bloquait une demi-journée pour rédiger une page de son site n’y consacre plus qu’une heure de relecture, parce que le brouillon arrive déjà dans sa voix. Il corrige, il ne repart pas de zéro.

Le second gain est la cohérence. Quand l’empreinte existe, elle ne sert pas qu’aux pages du site : elle vaut pour le blog, les réseaux sociaux, les réponses aux avis, les mails commerciaux. Toute la stratégie de contenu tient sur un seul document de référence, y compris quand plusieurs personnes écrivent.

Un style identifiable est devenu une condition de visibilité

Voilà ce que le format télé ne permettait pas de développer, et c’est le point le plus important pour 2026.

Vos clients ne cherchent plus uniquement sur Google. Ils interrogent ChatGPT, Perplexity, Gemini, et de plus en plus les résumés générés directement dans les résultats de recherche. Ces systèmes ne recommandent pas les pages les mieux optimisées au sens classique. Ils reprennent les sources qui affirment quelque chose de précis, de daté, d’attribuable à quelqu’un.

Un texte lisse n’est jamais cité, parce qu’il n’apporte rien qui ne soit déjà dans dix mille autres pages. Un texte qui prend position, qui donne un chiffre avec sa source, qui assume un avis, devient une source. Écrire avec une voix n’est donc plus un confort esthétique : c’est le prérequis de la visibilité dans les moteurs de réponse IA. Nous détaillons les formats extractibles dans notre guide sur l’optimisation pour les résumés IA de Google.

Questions fréquentes

Comment savoir si un texte a été écrit par une IA ?

Les détecteurs automatiques sont peu fiables et produisent beaucoup de faux positifs. Le meilleur indice reste humain : un texte généré sans cadrage n’a ni exemple concret, ni chiffre attribuable, ni position assumée. Il pourrait avoir été écrit par n’importe quelle entreprise du secteur.

Combien de temps prend la création d’une empreinte de style ?

Entre une demi-journée et une journée de travail selon le volume d’écrits existants. C’est un investissement unique : une fois le document établi, il sert à tous les contenus produits ensuite, et il se met à jour en quelques minutes.

Faut-il beaucoup de contenus existants pour que ça fonctionne ?

Non. Une dizaine de pages, quelques devis et une poignée de mails commerciaux suffisent à relever les marqueurs. Une entreprise qui n’a presque rien écrit passe par un entretien d’une heure avec le dirigeant, qui remplace l’analyse documentaire.

Est-ce que ça remplace un rédacteur ?

Non, ça déplace son travail. Le rédacteur ne passe plus son temps sur le premier jet, mais sur ce qui compte : la vérification des faits, l’apport d’exemples réels et la coupe de ce qui sonne creux. Chez nous, aucun contenu ne part en ligne sans cette étape.

Et pour votre entreprise ?

Si vous voulez savoir ce que donnerait cette méthode sur vos contenus, nous regardons ensemble ce que vous avez déjà écrit et nous vous montrons les marqueurs de style que nous y relevons. Le premier échange dure trente minutes et il est gratuit : prendre rendez-vous avec ADTG.

Arnaud Debrincat dirige ADTG Studio, agence web et IA installée à Amiens, fondée en 1990. Il est intervenu dans le journal de 20H de TF1 le 3 janvier 2026 sur la rédaction assistée par intelligence artificielle. La version longue de cette réponse est disponible en vidéo sur notre chaîne YouTube.